sophisme

Le sophisme est un raisonnement a priori logique mais qui en réalité est erronée faute de rigueur. On attribue ce terme à Aristote, dans son traité sur Les réfutations sophistiques, où il décrit les différentes manières de contredire les sophismes.

La classification du sophisme

John Stuart Mill, philosophe et économiste britannique du 19e siècle, propose une classification du sophisme en 4 groupes :

  1. le sophisme de simple inspection ou sophisme a priori : l’erreur de raisonnement est que la proposition acceptée par tous et ne nécessite aucune preuve.
  2. le sophisme d’observation : il s’agit de tirer des conclusions erronées suite à une négligence de faits particuliers ou à une mauvaise observation.
  3. le sophisme de généralisation : il s’agit à partir d’un seul ou quelques cas particuliers de généraliser une proposition, sans avoir examiné un échantillon représentatif ou l’ensemble des cas.
  4. le sophisme par confusion : il s’agit d’aboutir à une conclusion erronée à partir d’une mauvaise interprétation et appréciation des preuves.

Exemples de sophisme dans les mathématiques et les probabilités

Le sophisme du joueur consiste à croire que la probabilité de gagner augmente ou diminue en fonction des occurrences précédentes, alors que la probabilité est fixe.

Y est plus grand que X. Z est plus grand que X. Donc Y est plus grand que Z. Dans cet exemple, la conclusion est erronée car il n’est pas possible de comparer la taille de Y et celle de Z.